Vous avez un enfant têtu, plein d’énergie, très vif d’esprit et difficile à gérer ? Voici quelques conseils qui pourraient vous être utiles pour mieux le comprendre, et l’aider à exploiter tout son potentiel plus tard.

Oui, ces enfants sont bourrés de qualités : généralement, ils sont pleins d’énergie, sont opiniâtres, intelligents, persévérants et motivés à faire plein de choses. Ceci étant dit, élever un enfant au tempérament aussi fort peut s’avérer être, pour le parent, un véritable défi… Alors, comment faire pour protéger toutes ces merveilleuses qualités, tout en encourageant leur coopération ?

Voici 10 astuces pour réussir à éduquer, de manière pacifique mais efficace, un enfant à l’esprit vif et au tempérament bien trempé

1. Souvenez-vous toujours qu’ils apprennent par l’expérimentation

Ils ont besoin d’expérience pour se forger leurs propres opinions : cela veut dire qu’ils doivent se rendre compte par eux-mêmes que la porte du four est brûlante ! À part dans les cas où ils pourraient effectivement se blesser, il vaut parfois mieux les laisser apprendre par l’expérience directe, plutôt que d’essayer de les contrôler à tout prix, même si vous le faites pour leur bien. Vous pouvez donc vous attendre à ce que votre enfant teste régulièrement vos limites — ce n’est pas parce qu’il est « désobéissant », c’est juste sa manière à lui d’apprendre les choses. Cela a l’air tout bête, mais le seul fait de prendre cela en considération et de bien le comprendre permet d’éviter la plupart de vos crises de nerfs avec lui.

2. Les enfants à « fort tempérament » veulent, plus que tout au monde, qu’on leur donne des responsabilités

Laissez-le prendre en main ses propres choses, et gérer tout seul le plus de petits aspects possible de sa vie quotidienne. Ne le réprimandez pas pour qu’il brosse ses dents : demandez « qu’est-ce qu’il faut faire d’autre avant qu’on puisse sortir de la maison ? » S’il ne sait pas, aidez-le à trouver la réponse par lui-même : « Tous les matins, on mange le petit-déjeuner, on brosse les dents, on range le cartable. Je t’ai vu faire ton sac tout seul, comme un grand, c’est vraiment super ! Et maintenant, qu’est-ce qu’il te reste à faire ? » Ce n’est qu’un simple changement de point de vue, mais cela fait toute la différence pour lui. Un enfant qui se sent plus indépendant, responsabilisé et qui doit s’occuper de lui-même ressentira moins le besoin de s’opposer et de vous contredire, parce que vous ne lui donnez pas d’ordre : vous l’aidez, vous le conseillez dans sa vie quotidienne. Et il apprendra très tôt le sens des responsabilités.

3. Donnez-lui des choix

Si vous lui donnez des ordres, vous pouvez être quasiment certain qu’il va se rebiffer. Si vous lui proposez un choix, par contre, il se sentira maître de sa destinée, et il sera heureux de coopérer. Bien entendu ne lui proposez que des choix dont les deux alternatives vous paraissent bonnes : vous ne devez en aucun cas vous prendre à regretter par la suite de lui avoir donné ce pouvoir de décision. Par exemple, si vous voulez qu’il vous aide à faire une tâche ménagère, proposez-lui de choisir celle qu’il préfère.

4. Laissez-lui le soin de gérer tout ce qui touche à son propre corps

Il s’agit de prendre en compte son individualité et de le considérer comme un être différent de vous à part entière : il ressent peut-être certaines choses différemment de vous, et même si ce n’est pas le cas, il pourra être tenté de vous prouver le contraire ! « Ah, tu ne veux pas porter ta veste, aujourd’hui ? Moi je trouve qu’il fait vraiment froid, et je vais prendre la mienne, ça c’est sûr ! Bien entendu, c’est ton corps alors c’est toi qui décides si tu as froid ou non, alors c’est toi qui vois. Par contre, une fois dehors ce sera trop tard, on ne retournera pas à la maison , et j’ai bien peur que tu aies froid. Si tu veux, mets ta veste dans ton sac, comme ça tu l’auras si tu changes d’avis ? » Analysons les risques de la situation : il est évident que votre enfant n’attrapera pas une pneumonie s’il a un peu froid dans un premier temps. Et votre enfant aura l’impression de ne pas perdre la face en ne prenant pas sa veste au début, puis il vous suppliera de vous la donner ! Dans le futur, il saura faire le choix approprié en connaissance de cause — pas parce qu’un adulte l’y a forcé.

5. Évitez les disputes incessantes pour remettre en cause votre autorité, en établissant des règles claires

De cette manière, ils n’ont pas l’impression d’avoir toujours quelqu’un qui leur dit en permanence quoi faire : ils savent que les choses sont ainsi, et cela leur paraît beaucoup plus naturel ! L’ordre sera ainsi changé en contrat, ou en promesse. Par exemple, en implémentant la règle « pas de télé avant d’avoir fini les devoirs », l’enfant s’habituera à se conformer à cette règle et ne verra pas l’intérêt de la mettre sans cesse en question.

6. Ne le forcez pas à s’opposer à vous

L’usage de la force génère toujours une poussée inverse — et cela est vrai pour tous les êtres humains, qu’importe leur âge. Si vous prenez brusquement une position campée et que vous tentez de passer quelque chose en force, votre enfant aura envie de vous défier, juste pour prouver qu’il n’a pas peur de vous.

7. Esquivez les disputes et les caprices en laissant votre enfant sauver la face

C’est beaucoup plus important pour lui que pour vous : et contrairement à ce que bon nombre de parents pensent, cela ne remet pas en cause votre autorité ! Laissez-le avoir le dernier mot s’il vous donne des contreparties satisfaisantes en échange : les enfants qui ont ce type de personnalité seront ravis de collaborer, tant qu’ils n’ont pas le sentiment de recevoir des ordres.

8. Écoutez-le

Au-delà de cela, vous pourriez peser qu’en tant qu’adulte, vous savez mieux les choses que votre enfant. Mais votre enfant peut aussi avoir raison, en particulier lorsqu’il s’agit de choses qu’il ressent ! S’il a un fort caractère, c’est parce qu’il a un grand sentiment d’intégrité et qu’il a de fortes opinions. Si votre enfant s’oppose à vous, demandez-lui de vous expliquer pourquoi. Peut-être que s’il ne veut pas aller se coucher, c’est parce qu’il a cru voir un monstre derrière le placard, et vous pourrez résoudre le problème ensemble.

9. Essayez de percevoir les choses de son point de vue à lui

Peut-être qu’il est fâché parce que vous aviez promis de lui laver son déguisement de Superman et que vous avez oublié. Pour vous, il vous fait un caprice, et il peut bien attendre un peu avant d’enfiler son déguisement à nouveau. Mais pour lui, la raison de sa colère est parfaitement justifiée, car vous avez rompu une promesse, alors que vous attendez de lui qu’il tienne les promesses et les engagements qu’il a envers vous. Comment effacer ce sentiment d’injustice, oublier l’incident, et aller de l’avant ? De la même manière que vous ne le feriez avec un adulte auquel vous auriez causé du tort injustement : en vous excusant, sincèrement, en admettant que vous avez fait une erreur et en lui assurant que cela ne se reproduira plus. Soyez certains que les enfants sont très tôt sensibles au sentiment d’injustice, et même si les raisons peuvent nous paraître futiles ou incompréhensibles, l’injustice les blesse tout autant que nous.

10. Ne l’éduquez pas à travers la punition, mais à travers l’amour et le respect

Les enfants n’apprennent rien lorsqu’ils sont au milieu d’une dispute ou s’ils sont en colère. Comme nous, c’est dans ces moments-là que l’adrénaline pompe toute leur énergie et que le cerveau se ferme. Lorsqu’un enfant est vraiment sage, ce n’est pas parce qu’il ne bronche pas par peur de la punition, c’est parce qu’il veut nous faire plaisir et nous montrer qu’il est sage.

11. Offrez-lui du respect et de l’empathie

La plupart des enfants à fort caractère se disputent pour obtenir le respect de votre part. Si vous leur montrez que vous les respectez, ils n’auront pas besoin de se battre pour protéger leur position, et ils vous respecteront en retour. S’il est en tort, expliquez-lui pourquoi, et traitez-le avec empathie, avant de lui laisser une alternative. Par exemple, s’il souhaite porter son déguisement Superman à l’école et refuse de s’en séparer : « Tu aimes beaucoup ce déguisement et tu aimerais pouvoir le porter tout le temps, hein ? Je comprends. Mais tu sais, à l’école, tu dois respecter la maîtresse, aucun de tes camarades ne vient avec son déguisement ! Je sais que ton déguisement va te manquer. SI tu veux, je te l’apporte ce soir, quand je viendrais te chercher, pour que tu puisses le mettre quand on sortira ? »

Cela vous semble être une manière trop « permissive », trop « laxiste » d’éduquer un enfant ? Si c’est votre avis, je ne peux que vous conseiller de reconsidérer les choses : ce n’est pas DU TOUT une éducation laxiste. C’est vous qui fixez les règles, c’est vous qui établissez les limites. Il s’agit simplement d’une forme d’éducation tournée vers la compréhension, qui vous pousse à prendre en compte la perspective de votre enfant (sans pour autant céder à tous ses caprices) ce qui le poussera à coopérer naturellement avec vous. 

 

Source: demotivateur.fr

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