Au milieu d’un dîner bien arrosé, un invité assommant se vante auprès de Marcel Aymé.

– Moi, monsieur, je me suis fait tout seul !

L’auteur rétorque :

– Ah, monsieur, vous déchargez Dieu d’une bien grande responsabilité. Au restaurant, Alphonse Allais examine avec soin la carte et le menu, puis finit par commander :

– Donnez-moi, pour commencer, une faute d’orthographe.

Le garçon, imperturbable, répond :

– Il n’y en a pas, monsieur Allais.

– Alors, dans ce cas, pourquoi les mettez-vous sur le menu ? En fin d’un conférence d’Agatha Christie, une jeune fille lui demande :

– N’est-ce pas un choix étrange, madame, pour une romancière, d’avoir épousé un spécialiste des fouilles en Orient ?

– Au contraire! Épousez un archéologue! C’est le seul qui vous regardera avec de plus en plus d’intérêt au fur et à mesure que vous vieillirez ! Anne-Catherine de Ligneville, encore très belle veuve d’Helvetius, ayant vainement attendu Benjamin Franklin l’accueille ainsi à sa visite suivante, un peu piquée:

– N’auriez-vous pas oublié notre rendez-vous ?

– Certes non, madame! J’attendais simplement que les nuits fussent plus longues… – Cher Woody Allen, croyez-vous en Dieu ?

– Je crains que non. Mais s’il existe, il faut absolument qu’il nous présente des excuses! Isadora Duncan admirait sans réserve Bernard Shaw et lui murmura un jour:

– Quel miracle ce serait d’avoir un enfant ensemble. Imaginez qu’il ait ma beauté et votre intelligence !

– Oui… mais… supposez que ce soit le contraire… L’acteur et écrivain américain Dan Spencer regarde la télé avec un ami qui s’extasie devant les programmes du câble:

– Sais-tu qu’il existe maintenant des chaînes qui ne parlent que de météo 24 h sur 24

– Quand j’étais petit, on appelait ça une fenêtre ! On s’interrogeait sur l’âge exact d’une illustre sociétaire du Français.

– Cinquante ans ? avança quelqu’un.

– Plus les matinées, précisa Robert Hirsch. Une suffragette interrompit un jour Churchill au milieu d’un discours pour lui lancer:

– Si j’étais votre épouse, je mettrais du poison dans votre thé.

– Hé bien, moi, madame, si j’étais votre mari, je le boirais ! Ce mot d’Alexandre Dumas:

“ J’aime mieux les méchants que les imbéciles, car parfois ils se reposent…”

– Monsieur Guitry, comment voyez-vous la vie amoureuse ?

– C’est très simple : On se veut et on s’enlace, puis on se lasse et on s’en veut.

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