Donner un smartphone à votre enfant est « équivalent à lui offrir un gramme de cocaïne », affirme une experte des troubles de l’addiction

Donner un smartphone à votre enfant est « équivalent à lui offrir un gramme de cocaïne » : c’est tout au moins ce qu’affirme Mandy Saligari, une experte Britannique spécialiste en thérapie des troubles addictifs.

Les écrans, et notamment les smartphones, peuvent être aussi dangereusement addictifs pour les préadolescents que des substances comme les drogues, la cigarette et l’alcool… Et cette addiction doit impérativement commencer à être traitée comme telle, alerte la thérapeute, appuyée par le témoignage de plusieurs autres experts en addiction liée à la technologie et en développement infantile.

Crédits photo : childhood, technology and people concept / Shutterstock

« Lorsque vous donnez à votre enfant une tablette ou un téléphone et que vous les laissez ainsi, imaginez que c’est comme si vous leur donniez une bouteille de vin ou un gramme de cocaïne, indique l’experte. Est-ce que vous allez sérieusement vouloir les laisser s’enfermer dans leur chambre  seuls avec ces produits ? »

Si la comparaison peut sembler choquante ou tout du moins exagérée, le docteur Saligari explique pourtant qu’elle est nécessaire et même d’importance plus que cruciale. En effet, selon elle, les parents ainsi que les professionnels de l’éducation ont souvent tendance à se préoccuper beaucoup moins de l’addiction aux écrans qu’à celle à de substances chimiques… alors que, sur le plan physique, elles fonctionnent quasiment de la même manière en activant les mêmes mécanismes du cerveau. « Pourquoi accordons-nous moins d’importance à ces choses-là, quand on sait qu’elles fonctionnent en activant exactement les mêmes impulsions nerveuses ? »

Et pourtant, force est de constater que l’on ne traite pas les deux problèmes de la même manière : l’un semble de fait beaucoup plus grave que l’autre. Parce que l’addiction aux écrans n’est pas aussi forte, et n’a pas de conséquences aussi importantes sur la santé que l’utilisation de substances telles que le tabac, l’alcool, ou diverses autres drogues ? Pas sûr : la thérapeute rapporte que de plus en plus d’enfants, parfois âgés de moins de 13 ans, sont amenés pour être traités pour des addictions liées à la technologie digitale. En effet, dans un monde où les écrans se multiplient et sont de plus en plus omniprésents au sein de nos vies, il est extrêmement difficile pour les plus jeunes de réguler leur consommation de temps d’écran.

Crédits photo : childhood, technology and people concept / Shutterstock

Un tiers des enfants britanniques âgés de 12 à 15 ans admettent ne pas avoir du tout d’équilibre entre leurs différentes activités, et laisser la consommation de contenus virtuels prendre le pas sur tout le reste des activités. Même les enfants âgés de trois à quatre ans à peine consomment en moyenne plus de six heures et demie d’internet par semaine !

C’est cette difficulté à parvenir à un équilibre sain qui rend le contrôle parental absolument nécessaire, surtout chez les plus jeunes. Les adultes doivent également, selon la thérapeute, enseigner aux enfants dès leur plus jeune âge à réguler leurs activités et à varier les plaisirs.

Crédits photo : childhood, technology and people concept / Shutterstock

Source : The independent

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