Des solutions simples pour les soulager les irritations intimes.

Démangeaisons, brûlures… nous sommes toutes un jour gênées par des petits soucis mal placés… Dans tous les cas, des solutions existent pour se sentir mieux. Surtout, ne laissez pas traîner !

Irritations intimes : quand c’est psychologique

Certaines irritations ou des brûlures s’installent parfois après la guérison d’une mycose, ou surviennent sans véritable explication, l’examen de la vulve ne montrant pourtant rien d’anormal. L’origine d’une telle gêne, qui peut se manifester spontanément ou seulement au cours des rapports, est souvent psychosomatique. Ce qui ne veut pas dire que la femme ne souffre pas. Elle peut éprouver une peur inconsciente d’avoir mal, être aussi un peu dépressive…

Mettre un nom sur cette douleur – les médecins parlent de vulvodynies – est nécessaire, car la reconnaissance de la souffrance est importante. Un soutien psychologique pendant quelques semaines et des séances de relaxation périnéale améliorent généralement les choses.

Brûlures, démangeaisons et picotements

C’est injuste, mais c’est ainsi. Faire sa toilette tous les jours ne suffit pas à échapper aux petits problèmes féminins ! « Chaque mois, c’est pareil : quelques jours avant mes règles, je suis gênée au niveau vulvaire et cela dégénère parfois en champignon », raconte Martine. Comme cette jeune maman, de nombreuses femmes se plaignent de démangeaisons ou d’irritation au niveau de la vulve ou du vagin. Mais en général, ce n’est pas méchant.

« La seule infection qui démange vraiment est la mycose causée par un champignon, le « Candida albicans » », explique le Dr Monique Pelisse, dermatologue spécialisée en vénérologie.

Quand ça brûle : soigner la mycose

Le plus souvent, la femme n’attrape pas ce champignon lors d’un rapport sexuel mais l’héberge de temps en temps.

« Avant les règles, le pH du vagin se modifie et, chez certaines femmes, cela favorise la multiplication des « Candida » », explique Dr Pelisse. En effet, le vagin est loin d’être stérile : il contient plus de cent millions de germes par millilitre de sécrétions. Mais 80 % d’entre eux sont normaux et même indispensables pour que tout se passe bien. Il s’agit de lactobacilles, chargés de garder sous contrôle les 10 % restants, tout en maintenant une acidité du milieu vaginal. Ce bel équilibre peut toutefois se rompre à l’occasion d’un traitement antibiotique, d’un diabète ou d’une baisse des hormones féminines. Plus le vagin est riche en œstrogènes, plus les lactobacilles sont nombreux.

Quels symptômes ?

Les symptômes de la mycose sont caractéristiques : démangeaisons, rougeurs, douleurs pendant les rapports, avec souvent un petit écoulement ressemblant à du lait caillé. Le traitement antimycosique , un ovule à libération prolongée ou un ovule classique trois jours de suite, est très efficace. Et il n’y a pas de problème de résistance. En cas de récidives, on peut donc recommencer.

Si les mycoses sont fréquentes, les gynécologues prescrivent souvent un ovule retard par semaine pendant un mois, puis un ovule par mois pendant quelques mois, de préférence avant la date présumée des règles. Le partenaire, lui, n’est traité par une crème antimycosique que s’il présente des symptômes.

Quand ça démange : agir sur l’inflammation

Les eczémas vulvaires dus aux allergies aux sous-vêtements, serviettes hygiéniques et autres protège-slips sont finalement assez rares. En revanche, un trop grand nombre de femmes souffrent en silence d’une maladie de peau très gênante : le lichen.

Quels symptômes ?

Cette affection entraîne de façon intermittente, mais chronique, des démangeaisons de la vulve très gênantes. Comme on ne peut s’empêcher de se gratter, les lésions augmentent, allant parfois jusqu’à provoquer des petites déchirures au niveau de la vulve, qui devient blanche et sèche. Même si on ne connaît pas la cause exacte de cette maladie inflammatoire, qui peut survenir à n’importe quel âge, on sait la soigner de façon efficace. Il ne faut donc pas hésiter à consulter son médecin.

Quel traitement ?

Le traitement repose sur des crèmes à la cortisone que l’on utilise au long cours, par cures, puis à doses dégressives. D’autres maladies dermatologiques entraînent une gêne à ce niveau, comme l’herpès ou, plus rarement, le psoriasis.

Quand il y a des pertes : prendre un antiparasitaire

Peut-être s’agit-il d’un déséquilibre de la flore vaginale ? Des démangeaisons moins importantes peuvent effectivement être liées à une vaginite bactérienne. Cette infection s’accompagne de sécrétions vaginales blanc grisâtre anormalement abondantes et malodorantes. A l’origine : un dérèglement de la flore vaginale qui entraîne la prolifération de bactéries naturellement présentes dans le vagin. Il ne s’agit pas d’une contamination sexuelle, mais un rapport peut tout à fait aggraver les symptômes, car le sperme est alcalin.

Les symptômes disparaissent avec la prise d’un médicament antiparasitaire pendant sept à dix jours. En cas de récidive, le gynécologue recherche la présence de germes transmis sexuellement (« Chlamydia trachomatis », Papillomavirus…).

Si aucune infection associée n’est découverte, un nouveau médicament permet désormais de rééquilibrer la flore lactobacillaire : un gel vaginal composé d’acide lactique et de glycogène à appliquer pendant huit à douze semaines. Il est parfois nécessaire d’y associer un traitement local à base d’œstrogène, en crème ou en ovule.

Source: Top santé

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Alain :