8 conseils du médecin pour ne plus avoir mal au ventre

Toutes les solutions anti-gastro, anti-constipation, anti-reflux avec le Dr Alain Senikies, médecin généraliste, qui répond à vos questions sur les maux de ventre.

Y a-t-il un nouveau traitement contre les reflux ?

Des chercheurs ont, effectivement, mis au point une valve magnétique qui pourrait générer, au niveau du bas de l’œsophage, une zone de pression qui permettrait à la fois d’empêcher un reflux et d’autoriser l’ouverture de l’estomac lors des repas. Il s’agirait de deux petites plaques magnétiques d’un cm² que l’on implanterait par voie endoscopique dans la muqueuse du bas de l’œsophage, faces à faces. Mais nous en sommes pour l’instant qu’aux tests chez l’animal. Il faudra donc encore attendre quelques temps avant de savoir si cette technique est applicable à l’homme et suffisamment efficace.

Quel régime alimentaire suivre pour éviter les gaz intestinaux ?

Les gaz intestinaux sont un phénomène physiologique normal lié à la production de gaz par les bactéries du côlon. Plusieurs gaz y sont retrouvés et notamment de l’hydrogène, de l’azote, de l’oxygène et du méthane. Le meilleur moyen de contrôler les gaz intestinaux est de ne pas consommer trop d’aliments qui les favorisent. Il faut diminuer les quantités trop importantes de fruits et légumes riches en fibres et en particulier quand ils sont crus. Les aliments qui provoquent le plus de gaz sont les haricots blancs, les carottes, les céleris, les choux, les oignons et concernant les fruits, le raisin sec, les bananes, les pruneaux, les abricots. Les féculents et le pain, souvent accusés, sont moins responsables de production de gaz et curieusement, les choux fleurs, les asperges et les brocolis n’entraînent que peu de ballonnements.

Quel médicament dois-je prendre pour ma constipation ?

La constipation est une plainte très fréquente ne correspondant pas toujours à une réalité médicale. Les critères objectifs sont des selles dures, moins de trois fois par semaine et auxquelles sont éventuellement associées des difficultés d’évacuation. Si ces symptômes existent, il faut rechercher une cause, soit au niveau du colon (tumeur, colique inflammatoire, sigmoïdite diverticulaire…) soit au niveau métabolique (diabète, insuffisance thyroïdienne ou rénale…), soit au niveau neurologique (maladie de Parkinson, séquelles d’accidents vasculaires cérébraux…). Le plus dangereux est l’abus de laxatifs irritants pouvant entraîner de très dangereux troubles biologiques.

Dans un premier temps, il faut envisager un traitement hygiéno diététique : rythme régulier, durée suffisante pour aller à la selle, augmentation des fibres alimentaires de façon progressive. Il faut donc débuter par des laxatifs osmotiques qui attirent l’eau dans l’intestin. Puis, il faut passer aux laxatifs de lest qui retiennent l’eau dans l’intestin. On utilise ensuite éventuellement des lubrifiants ou des laxatifs par voie rectale. En tous cas, il faut éviter au maximum les laxatifs irritants qui sont, en cas de consommation de longue durée, particulièrement dangereux. Enfin, en cas d’échec de ces traitements, une rééducation périnéale peut être envisagée. Parfois, en cas d’inertie complète du colon, une intervention chirurgicale peut être proposée.

 

Mon père a des varices dans l’œsophage. Quelle en est la cause ?

Comme dans une jambe, une varice œsophagienne est une dilatation anormale des veines dans le bas de l’œsophage. Sa gravité tient au risque essentiel qu’est la rupture et qui peut entraîner une violente hémorragie digestive. Elle est liée à l’augmentation de la pression sanguine dans le système veineux qui ramène le sang des organes abdominaux vers le foie pour qu’il y soit épuré. Toute hyperpression dans ce système inverse le flux sanguin venant de l’œsophage et parfois de la rate, provoque sa dilatation et l’apparition de varices dans l’œsophage.

Les causes profondes sont souvent liées à la cirrhose du foie mais également à certaines tumeurs, directement du foie ou du voisinage, comme le pancréas. Certaines maladies du sang peuvent également être responsables. Il est donc essentiel de proposer des traitements préventifs de la rupture veineuse, soit par des médicaments réduisant la pression, soit en sclérosant régulièrement ces varices mais surtout en traitant la cause de l’hyperpression de sang de la région hépatique.

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